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Encrassement des panneaux solaires : un problème visible, mais difficile à quantifier

il y a 2 jours
3 min de lecture


Une panne d'onduleur se voit tout de suite dans le monitoring : une chute nette, une alerte, un onduleur à l'arrêt. L'encrassement des panneaux, lui, ne fait aucun bruit. Poussière, pollen, résidus agricoles, dépôts salins en zone côtière, fumées industrielles : ces particules s'accumulent progressivement sur la surface des modules, et la perte de production qui en résulte se confond facilement avec une simple baisse saisonnière d'ensoleillement.


Selon l'environnement du site, cette perte peut représenter de 2 à plus de 30 % de la production annuelle.


Le problème n'est pas de voir l'encrassement — une couche de poussière se remarque souvent à l'œil nu. Le problème, c'est de savoir précisément combien de production elle vous coûte, sans un instrument dédié pour le mesurer.


Pourquoi le monitoring classique ne suffit pas


Un système de supervision comme Enerest ou Novasense vous dit combien vous produisez, mais pas pourquoi vous produisez moins qu'attendu à un instant donné. Distinguer une perte due à l'encrassement d'une perte due à un défaut d'onduleur, un ombrage ponctuel ou une simple journée nuageuse demande une mesure spécifique — un capteur qui compare une référence propre à une référence exposée aux mêmes conditions que vos panneaux.

C'est exactement ce que propose la gamme Seven Sensor, avec trois approches différentes selon vos besoins.


Le capteur automatique : la mesure continue, sans intervention




Le capteur d'encrassement automatique repose sur deux capteurs d'irradiance : l'un reste "propre", nettoyé automatiquement par un système intégré (réservoir d'eau et pompe), l'autre s'encrasse dans les mêmes conditions que vos modules. La comparaison entre les deux donne un taux d'encrassement quotidien, conforme à la norme IEC 61724.


L'appareil stocke une année de données en interne, fonctionne dans des conditions climatiques variées (option antigel pour les environnements froids), et communique en Modbus RTU — directement compatible avec un système de supervision existant. Sa consommation d'eau reste minime, environ 36 litres par an, soit deux remplissages seulement. C'est la solution à privilégier pour un suivi continu, sans intervention humaine régulière.


Le capteur manuel : une mesure fiable, sans les coûts d'un système automatisé



Le principe est identique — un capteur "propre" comparé à un capteur exposé — mais c'est vous qui nettoyez manuellement le capteur de référence, chaque jour, avec un simple chiffon humide. Moins de composants mécaniques, une mise en œuvre plus simple, et un coût d'acquisition plus accessible.


Il existe en deux versions selon votre système de supervision : une avec sortie Modbus RTU pour une intégration directe à une plateforme SCADA, l'autre avec un monitoring PLC/HMI dédié.



C'est une bonne option quand une présence régulière sur site est déjà prévue, ou quand le budget ne justifie pas encore l'automatisation complète.


Le capteur portable : le diagnostic ponctuel, sur plusieurs sites



Le capteur portable change complètement d'approche : plutôt qu'une installation fixe, c'est un appareil à main, basé sur un principe optique de réflexion et de diffusion de la lumière. Il mesure le taux d'encrassement à l'instant présent (mesure "just-in-time"), en un point précis d'un module, sans aucune installation permanente.


L'écran tactile permet de renseigner les paramètres du site — couleur des cellules, teinte de la poussière — pour affiner la précision de la mesure. C'est l'outil de prédilection des équipes O&M qui interviennent sur plusieurs parcs différents : un diagnostic rapide, en quelques minutes, sur n'importe quelle installation, sans avoir besoin d'un capteur déjà en place.



Choisir la bonne approche


Le choix entre les trois dépend surtout de votre situation :

  • Un site que vous supervisez en continu, où l'encrassement doit être suivi automatiquement pour déclencher un nettoyage seulement quand c'est vraiment nécessaire → le capteur automatique


  • Un site avec une présence humaine régulière, où le coût d'acquisition doit rester maîtrisé → le capteur manuel


  • Un audit ponctuel ou une intervention sur plusieurs sites différents, sans installation permanente possible → le capteur portable


Le capteur automatique communique en protocole ouvert Modbus RTU, ce qui permet une intégration directe à votre système de supervision existant.


Le capteur manuel existe en deux déclinaisons : une version avec sortie Modbus RTU (compatible SunSpec, plug-and-play avec la plupart des plateformes SCADA), et une version plus simple avec monitoring PLC/HMI dédié.


Le capteur portable, lui, fonctionne en autonome avec sa propre interface tactile, pour des mesures ponctuelles sans intégration à un système de supervision.


Sundays Data System est partenaire de Seven Sensor Solutions et distribue l'ensemble de sa gamme de capteurs environnementaux (irradiance, température, encrassement) depuis 2009.


Une question sur le capteur adapté à votre installation ? Contactez nos experts.

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