Sonde d'irradiance ou données satellite : quelle mesure pour votre supervision PV ?
- Sundays Data

- il y a 11 minutes
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Calculer le ratio de performance (PR) d'une installation photovoltaïque suppose de connaître l'irradiance réellement reçue par les panneaux, pas seulement l'énergie produite.

Deux approches existent pour obtenir cette donnée : la sonde installée sur site, ou l'estimation par satellite. Elles ne jouent pas le même rôle.
La sonde sur site : une mesure directe
Une sonde type SEVEN Sensor est un capteur physique installé à côté des panneaux (même pente, même orientation que les panneaux ou à plat suivant la mesure voulue), qui mesure l'irradiance réellement reçue à cet endroit précis — généralement via une cellule de référence photovoltaïque avec compensation de température.

Cette gamme communique en protocole ouvert RS485 (Modbus RTU), ce qui garantit une intégration facile avec les principaux systèmes de monitoring comme Solar-Log ou Webdyn et les plateformes de supervision des grands fabricants d'onduleurs (Huawei, SMA, SolarEdge, etc.).
Ce que ça apporte : une donnée exacte pour le site précis, avec la même orientation et inclinaison que l'installation réelle, incluant les effets locaux — ombrage proche, salissure. La gamme SEVEN couvre d'ailleurs aussi la mesure d'encrassement, un paramètre que le satellite ne peut pas voir.

Ce que ça implique : l'achat, l'installation et la maintenance d'un matériel physique. Une panne du capteur crée un trou dans les données, et un capteur mal positionné ou encrassé peut fausser la mesure sans que rien ne l'indique à distance.
Un point que le satellite ne peut pas couvrir : l'albédométrie
Pour les installations en panneaux bifaciaux, la performance dépend aussi du rayonnement réfléchi par le sol, capté par la face arrière du module — c'est l'albédo. Un albédomètre comme le 3S-ALBEDO de SEVEN Sensor mesure simultanément l'irradiance incidente (face avant) et l'irradiance réfléchie (face arrière), pour calculer ce ratio d'albédo directement sur site.

C'est une mesure que le satellite ne peut structurellement pas fournir : l'albédo dépend de la nature du sol sous et autour de l'installation (herbe, gravier, toiture blanche, neige...), qui varie d'un site à l'autre et parfois d'une saison à l'autre. Aucune estimation à distance ne peut refléter cette donnée locale. Pour tout projet en technologie bifaciale, la sonde reste donc incontournable, indépendamment de la précision atteignable par ailleurs avec le satellite.
Les données satellite : une estimation à distance, sans matériel sur site
Novasense s'appuie sur Meteotest et son produit SolarSat, qui dispose de sa propre station de réception d'images satellite pour estimer la couverture nuageuse avec une résolution temporelle de 15 minutes.
Solar-Log s'appuie de son côté sur Meteoblue, qui optimise ses prévisions toutes les 15 minutes à partir de la dernière image satellite disponible. Dans les deux cas, aucun capteur physique n'est nécessaire sur site.

Ce que ça apporte : une prise de mesures indépendante de tout hardware et ne nécessitant aucune intervention sur site. Les opérations de maintenance (nettoyage, calibrage) sont réduites. C'est aussi un moyen de vérifier si un capteur au sol dérive ou tombe en panne, sans dépendre uniquement de lui.
Ce que ça implique : la donnée reste une estimation par zone géographique, pas une mesure au pied de l'installation. Suffisante pour du contrôle de cohérence à l'échelle d'un site ou d'un portefeuille, elle reste moins précise qu'une sonde locale pour capter un phénomène très ponctuel (un nuage isolé, une ombre partielle sur une partie du champ PV).
Deux outils complémentaires, pas deux choix concurrents
À l'instant T, la sonde reste la plus fine. Les données satellite ont tendance à lisser les variations rapides — un nuage isolé qui passe en quelques minutes, une éclaircie ponctuelle — alors qu'une sonde au sol capte ce type de fluctuation en direct.

Sur une journée ou un mois, l'écart se resserre. L'erreur satellite, liée à ce lissage, compte proportionnellement moins une fois agrégée sur une période plus longue. Ce n'est pas que le satellite devienne plus précis dans l'absolu : c'est que les petites erreurs instantanées tendent à se compenser dans la moyenne. À l'inverse, une sonde mal positionnée, encrassée ou mal calibrée peut accumuler un biais systématique qui reste identique, qu'on regarde l'instant T ou la période complète.

En pratique, la sonde reste indispensable pour un diagnostic fin (encrassement, ombrage local, dérive d'un onduleur précis, variation rapide). Le satellite apporte une vérification indépendante sur des périodes plus longues, utile notamment pour sécuriser un portefeuille de sites où chaque capteur ne peut pas être contrôlé physiquement.
Notre approche chez Sundays Data
Nous distribuons SEVEN Sensor comme mesure de référence sur site, compatible Solar-Log et Webdyn ainsi qu'avec les principales plateformes de supervision du marché — y compris l'albédométrie pour les projets en panneaux bifaciaux.
Les plateformes que nous proposons intègrent elles-mêmes une option de visualisation satellite. Nous ne sommes donc pas liés à une seule approche : selon votre parc, votre budget ou votre besoin de contrôle qualité, nous pouvons vous équiper en sonde sur site, activer la donnée satellite disponible dans votre plateforme de supervision, ou combiner les deux. Cette indépendance nous permet de proposer la solution la plus adaptée à chaque site, plutôt qu'une réponse unique.
Une question sur l'instrumentation de votre installation ou de votre parc ? Contactez Sundays Data.



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